Jeux Vidéo


Bioshock, en quelques mots

Rédigé par Cyber Bulbizarre       dans  Tests détaillés       15 Janvier 2014

 
test-de-state-of-decayDescriptif :

Quelques mots, non allez, un pavé sur la série Bioshock. Parce qu’il y a des choses à dire, mais surtout parce qu’en ce moment je suis dans ma période « Dark side of the Cyberbulbi ». Hé ouais, parfois certaines choses arrivent et c’est comme ça, désolée de me venger sur mes articles donc. Nous allons parler d’une saga sombre des jeux vidéo, mais tellement fantastique :) C’est parti, enfilez vos scaphandres et votre tenue de plongée, nous allons descendre dans les tréfonds de l’Atlantique, là où personne ne met plus les pieds. La cité sous marine abandonnée de Rapture !

« Tout d’abord, mais qu’est-ce que c’est que c’est donc que Bioshock ? » Hé ben tout simplement, l’un des jeux au scenario et au contexte des plus malins qu’il m’ait été permis d’essayer. La tasse de thé pour tous les geeks un peu artistes dans l’âme. Et si vous ne l’êtes pas, c’est pas bien grave : un bisou, une tape aux fesses et vous êtes pardonné. Ici vous en aurez pour votre argent les copains, si c’est ce qui vous inquiète. Il y aura assez d’action pour vous dégourdir les doigts et assez d’ingéniosité scénaristique pour vous convaincre de la vraie valeur créative de toute « œuvre » télé-visuelle (et blablabla, voilà qu’elle recommence avec ça).

On compte à ce jour 3 jeux Bioshock sortis sur PC et consoles. Les deux premiers du noms se passent dans la ville de Rapture : une cité sous marine fondée en 1946 par un idéaliste dans le but d’échapper aux problèmes Politico-sociaux et religieux d’après guerre, prônant la liberté d’esprit et le profit individuel, mais seulement « ouverte aux élites ». Ainsi dans ce petit cloître capitaliste, la révolte « sociale » et le marché noir finira par anéantir ces ambitieux projets et faire de Rapture, une ville fantôme. C’est dans ce cadre là que votre personnage progresse, pour en apprendre plus sur « la chute » et sur lui-même. D’évolutions en évolution, de mystères en révélation j’ai choisi… Rapture !

Le troisième épisode de la saga Bioshock, lui, se déroule à Columbia. Une cité aérienne cette fois-ci créée pendant la guerre Américaine de 1893 (l’esprit de « ségrégation » est donc présent, peut être un peu trop, pour vous changer des extrémistes capitalistes et communistes de Rapture). Véritable machine militaire créée par/pour les États Unis, Columbia finira par prendre son indépendance et s’envoler définitivement vers les cieux… Cet épisode de Bioshock se veut beaucoup moins terre à terre et nous propose des révélations complètement mystiques (ce qui n’est pas ma tasse de thé, mais les goûts et les couleurs…) .

Enjoy votre santé mentale jusqu’ici ? J’vous ai pas encore perdu ? Alors c’est parti !

 

Big Daddy et Little sister, portrait de famille.

Big Daddy et Little sister, portrait de famille.


 
 
folder_bookmarkGraphismes:

Mais pourquoi commencer par cette catégorie ? J’vous met en place les contextes et faut maintenant parler graphismes… Mais qu’est-ce qu’on s’en fout des graphismes ? Ce jeu est bien, point barre ! Bon, puisqu’il faut passer par là, j’ai pas le choix…
Les graphismes de Bioshock sont ravissants ! Oui oui c’est un peu paillette comme expression, mais c’est pourtant vrai. On nous plonge dans un univers « passé », seulement lisible en photo dans nos manuels d’histoire. Alors forcément, on se sent comme des petits veinards plantés dans un monde animé, qui nous semblait jusque là « figé » sur des images en noir et blanc. Là il nous est donné de se balader de maisons closes en salles de bal, ramasser de vieux gramophones (qui font lieu de codex historiques, par le biais d’interview de citoyens) et surtout… On combat des mutants ! Pas des zombies débiles et moches, non non : on a là un véritable bestiaire d’humains mêlé avec la flore sous marine faisant boursoufler leurs membres et déformant complètement leur faciès d’étoile de mer à la morue salée ! Mieux encore, les « chrosomes » (puisque c’est ainsi qu’on les nomme) sont devenus complètement fous ! Ainsi, si vous vous promenez sans vous presser, il vous est possible d’entendre des bribes de dialogues (ou de monologues) dégantés ! Ça picote la colonne vertébrale de bas en haut de se sentir entouré d’une bande d’instables lurons lunatiques et violents. Par ailleurs, je recommande l’achat des art books des premiers Bioshocks, qui sont tout à fait magnifiques ! Matière à inspirer les chara-designers et set-designers.
L’ambiance est là, toute assez glauque, ornée de lumières aux néons et autres publicités de luxe d’après guerre. Le tout pour ravir vos mirettes pendant les assauts, tout en écoutant les Ink Spots.

Je ne m’attarderai pas sur les graphismes (plus récents) de Bioshock Infinite, tout à fait sympatoches, qui ont su servir d’attrape-couillons.

 

Les Boys of silence : paye ta crise cardiaque !

Les Boys of silence : paye ta crise cardiaque !


 
 
folder_bookmarkJouabilité/Gameplay :

Bioshock n’est pas un monde ouvert, mais ce n’est pas non plus un couloir. Vous vous rendez certes, de bâtiments en bâtiments (puisque Rapture est une citée sous-marine). Il vous sera possible de fouiller à peu près n’importe quoi. Ainsi toutes les salades, conserves, whisky et autres paquets de cigarettes qui vous passeront sur la main seront consommées illico pour remonter votre barre de santé/mana (ici nous appellerons le « mana », « l’Eve », et le système d’expérience « l’Adam »).

Un peu plus de précision sur l’Adam ! La drogue locale, vous permettant de vous perfectionner : de petites limaces sous-marines découverte et revendues au marché noir pendant les années où Rapture était encore une cité vivante. Le commerce ayant beaucoup trop cartonnée ici bas et permettant aux artistes de gagner en créativité, on s’apercevra beaucoup trop tard malheureusement qu’il s’agit de l’élément déclencheur de la folie destructrice des citoyens. Au travers des gramophones interrogeant plusieurs habitants de la ville, pour beaucoup d’entre eux, on pourra clairement percevoir cette « transformation » Malsaine causée par l’Adam.

Ici, en tant que touriste consommateur, à Rapture, il vous sera possible de collecter de l’Adam (façon plus sympa de vous traiter de junky) et de l’échanger contre des pouvoirs spéciaux. Poutrez les chrosomes avec votre fusil à pompe d’une main, et votre arc électrique de l’autre ! A partir de là, de nombreuses stratégies sont à développer pour chacun des pouvoirs en votre possession. Faites vous plaisir, et jouez de la manière qui vous plaira : infiltration, détournement de caméras de sécurité ou gros bourrin !

La manière de collecter l’Adam (en ce qui concerne les 2 premiers Bioshock), vous poussera à commettre le pire ! Mais un choix vous sera toujours possible. Il vous est ainsi largement donné de définir votre chemin moral et de le respecter jusqu’au bout. La fin du jeu peut donc varier selon la voie entreprise, et je l’espère, vous faire regretter vos saloperies ! (sans coeur, va…)

Si je devais définir un maître mot pour la série Bioshock, hé bien je dirais « révélations« . Ainsi, vous vous attachez à quelques bribes d’histoires ou de personnages (Elisabeth et Cohen représente sisi !) et avancez dans votre partie sans vous soucier du temps qui passe, par simple intérêt pour tel ou tel élément du gameplay. Et il y aura FORCEMENT quelque chose capable de charmer n’importe lequel d’entre nous, joueur ou non joueur qui s’y essaye.

 

"Ma créativité chirurgicale est au top après ma dose d'Adam."

« Ma créativité chirurgicale est au top après ma dose d’Adam. »


 
 
folder_bookmarkScénario :

Comme je vous l’ai introduit plus haut, Bioshock 1 et 2 se passent à Rapture et induisent un contexte commun (les jeux ne se passant pas à la même époque) sont intimement liés. Bioshock 2 en révèle un peu plus sur ce que devient la cité sous-marine à la fin du premier opus. Bioshock Infinite quant à lui, (le troisième opus) se veut lié aux précédents mais je préfère oublier, et penser qu’il s’agit d’un jeu à part. Ce « lien » arrive en effet un peu comme un cheveux sur la soupe à la fin du jeu et ce trop-plein de révélations empaquetées vont vous donner la migraine. Préférez donc commencer la série de façon chronologique, faites vous votre avis et n’hésitez pas à me donner vos impressions.

Ce serait dommage de vous raconter ici le scenario des Bioshock, puisque, comme je vous l’ai dit plus haut il s’agit de révélations ! (alors là il fait ça blabla parce qu’en fait le fondateur de Rapture c’est blabla !)… Mais comme je suis sympa je vais essayer de vous mettre l’eau à la bouche quand même.

Dans Bioshock 1, le héros de votre histoire (dont vous ne verrez jamais que ses mains et ses manches de pull over trempées) descend à Rapture à la suite d’un crash d’avion en plein milieu de l’Atlantique. Unique survivant, il parviendra à nager jusqu’à la berge où trône un phare gigantesque. Étrange coïncidence, non ? Vous réfugiant à l’abris à l’intérieur de ce dernier, vous serez happé malgré-vous par un ascenseur vous menant jusqu’à Rapture. Votre périple commence ici, dès votre approche vers la ville. Vous voyez les tours aux allures fières d’un wallstreet communiste se tenir fièrement au fond de l’eau, au milieu des baleines et des requins, vers lesquelles vous avancez et commencez à entendre, dans les machineries, quelqu’un vous présenter les lieux. Andrew Ryan en personne, le fondateur de Rapture sait que vous arrivez, et lui et toute sa clique vont vous préparer un charmant accueil… Vous n’êtes pas descendu là pour rien.

Dans Bioshock 2, vous incarnez le rôle du premier projet « protecteur ». L’histoire se déroule quelques années après le premier Bioshock. Le protecteur, communément appelé « Big Daddy », est un concept propre à cette saga. Un humain génétiquement modifié (jusqu’au tréfonds de son humanité), implanté dans une combinaison sous-marine et muni d’une foreuse. « Mi-humain mi-créature », il est chargé de protéger les « petites sœurs » (encore un nouveau concept d’ici bas : ce sont des récolteuses d’Adam) jusqu’à la mort. On pourra ainsi dire que le libre arbitre des protecteurs s’est envolé et ne se recentre que sur un seul objectif. A-t-il seulement encore des sentiments ou des émotions ? Et bien dans ce deuxième épisode, vous aurez votre réponse ! Le personnage incarné donc, s’appelle « projet Alpha ». Il s’agit du premier protecteur jamais créé à Rapture. Projet Alpha se réveille seulement de longues années après l’incident de Rapture et cherche à se retrouver auprès de sa « petite soeur » (aussi unique qu’elle est également la première création dans son genre). Vous vous prendrez de sympathie pour ces deux protagonistes cherchant à se retrouver l’un l’autre.

Le troisième épisode de Bioshock lui se situe à Columbia, la ville aérienne. Votre personnage principal, Booker DeWitt est également arrivé malgré lui jusqu’en haut et possède une mémoire perforée de souvenirs et de flashs qu’il ne comprend pas lui-même. Plein de petites références aux deux premiers Bioshock du nom sont insérés dans ce jeu (comme quoi il ne se suffit pas à lui-même…). Mais bref, passons. La seule phrase dont Booker se souvient est « retrouvez la fille et nous effacerons la dette ». C’est à la poursuite d’Elizabeth que vous vous mettez en chemin, perdu dans un monde où l’effigie du souverain est déifiée et où la révolte fait rage. Vous vous prendrez très vite de passion (oui, vous, en tant que joueur) pour votre nouveau compagnon, tout à fait charmante !

Dans chaque Bioshock, nous pouvons noter que les systèmes politiques mis en place, les utopies telles qu’on vous les présente finissent par enclencher la révolte populaire. Derrières ses scenarios captivants, la saga nous propose des réflexions morales (dernier Bioshock mis à part, on sait déjà que le racisme c’est mal mesdames et messieurs) et anarchiques. Les utopistes se verront touchés par le cœur de la machinerie et chaque personnage de la série nous laissent entrevoir le malaise de chaque forme de société du à tel ou tel acharnement, engendrant nécessairement un manque ou bien, un excès.

 

Elizabeth, l'un des plus charmant compagnon tirée d'un jeu vidéo. No boulet time !

Elizabeth, l’un des plus charmant compagnon tirée d’un jeu vidéo. No boulet time !


 
 
folder_bookmarkBande son :

Pourquoi j’ai premièrement confondu Fallout et Bioshock à l’époque où ma newbitude me recouvrant de son aura bienfaitrice ? Hé bien quelques signes sont en tous points communs : y compris les styles musicaux. Bienvenues dans les années 30-40, blues et jazz noir Américain raviront vos oreilles où serviront de playlist un soir de pluie, seul avec votre bouteille de vin… Non, non, ce n’est pas du tout vécu. Bref, ces petites perles finissent de vous encrer dans une époque et apportent également un aspect froid/irréel à vos ballades sous-marines. Mystique !

 

"L'homme crée , le parasite demande : ou est ma part ?"

« L’homme crée , le parasite demande : ou est ma part ? »


 
 
folder_bookmarkDurée de vie :

Hé bien pour une fois on peut dire que Bioshock possède une durée de vie. Le jeu n’est pas un « monde ouvert », chargé de multiples quêtes secondaires ! Ainsi je ne pesterai pas contre vous si vous voyez de l’intérêt à lire cette rubrique.
Personnellement, pour chacun des épisodes, j’ai mis à peu près deux jours (en additionnant les heures). Mais ils sont tellement prenants qu’on ne voit pas le temps passer. J’ai passé une nuit blanche sans m’en rendre compte sur Bioshock 1, et il m’est souvent arrivé de retrouver des amies passionnées et de leur proposer une « nuit Bioshock, pop corn et tasses de thé ». Probablement parce que ces jeux là se font idéalement plongé dans l’obscurité, les yeux bien écarquillés et la bouche pendue à l’écoute des gramophones.

On fait une pause ? Nan certainement pas ! Bon ok, on continue… Et le piège se referme. Vous êtes prévenu.

Maintenant je n’ai plus qu’une chose à dire… Bon jeu ! ;)

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A propos de l'auteur :

Cyber Bulbizarre

Gameuse depuis l'enfance et convaincue que le jeu vidéo est un art à part entière, j'ai un petit faible pour les univers de science fiction, post-apo et "anticipation" de manière générale. Tout ce qui contient un bon scenario et de l'originalité est également susceptible de m'intéresser ! Sinon, pour les intimes, je suis actuellement CG Artist à Amsterdam dans une agence de pub. J'adore voyager, dessiner et le cinéma. J'ai pu terminer mes études de 3D et réaliser un court métrage pendant 1 an avec une équipe. Je profite de mon temps libre pour participer à la création de nouveaux petits projets et enrichir mes expériences artistiques. Mon cocktail préféré est la Piña colada et... Voici les infos supplémentaires : Mon code ami 3DS : 0018-1433-0048 Et mon pseudo Steam : alzuur A bientôt !

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